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Et oui, Chers Amis lectrices et lecteurs fidèles et attentifs, vous le savez bien maintenant, j’aurai pu
faire un « bon politique » … car je pratique leur « art » de la promesse … en effet, les promesses n’engagent que ceux qui les croient ! Et, des promesses, je
vous en fait régulièrement et vous n'en voyez pas toujours venir le résultat …
La dernière en date c’était celle
concernant le compte rendu de ma matinée passée dans notre belle Camargue en compagnie de « l’équipe de tournage » de l’émission « Seasons Hebdo » qui passera sur la
Chaîne « chasse, pêche , nature » du Groupe Canal plus au début de l’année 2012 … bientôt donc …
Quand je dis « Equipe de tournage » c’est un bien grand mot sans vouloir être
réducteur … car cette équipe était en fait composée, ce matin là, de … 3 personnes … Charles Vallée, le « producteur-réalisateur-cameraman-preneur de
son-éclairagiste » … entre autres … David Chaignon, « l’animateur-présentateur » et « last but not least » comme disent nos chers amis
d’Outre Manche, de « l’acteur principal » Marc Monnet que l’on connaît bien pour les talents de banderillero qu’il exerce dans les ruedos et un peu moins, sauf
ses proches et ses amis, pour sa passion de la nature et ses qualités de chasseur.
Certes Marc Monnet (que je nommerai dorénavant « Marc » ou « MM ») n’est pas (encore) un
« acteur » à proprement parler mais quand on le voit aussi à l’aise devant une caméra on peut presque y croire. Et, après tout, en se produisant dans les arènes ne fait-il pas
aussi un peu de spectacle même si le danger y est bien plus grand qu’au bord de la plage Est aux Saintes. D’ailleurs nombre de professionnels de la tauromachie sont considérés comme
« intermittents du spectacle ».
Après avoir tourné un premier film pour la chaîne Seasons, film présenté en avant-première à Arles le 8 septembre
dernier et diffusé depuis sur le petit écran tandis qu’il vient de sortir en DVD, notre ami Marc y a pris goût et la production de Seasons l’a, quant à elle, trouvé à son goût.
Et l’on se prend à rêver pour lui alors qu’il tourne cette nouvelle émission … M.M. … Marc Monnet ne serait-il pas
en train de devenir le Jean Dujardin de la sansouire, le Daniel Auteuil des marais et des étangs, le Clint Eastwood des mas et manades et pourquoi pas le D’George Clooney de la Camargue,
de la Crau et des Alpilles réunies vantant, sur le petit écran les vertus de la saladelle, du thym, du romarin et des olives en lançant la phrase finale internationale « What
else ? » … Oui, amis lectrices et lecteurs … on peut rêver !
Mais revenons à la réalité du moment ou plutôt à celle de ce dimanche matin 4 décembre (…déjà ???
comme le temps passe ! …) où je me suis retrouvé sur le lieu de rendez-vous à l’entrée des Saintes … je précise « Les Saintes Maries de la Mer » pour ceuss’ qui ne seraient
pas d’ci) … Oui, vous avez bien lu …Mézigue … à 7H00 aux Saintes un dimanche matin d’hiver. Parce qu’en plus il ne faisait pas très chaud mais, à l’inverse, très humide. Bien
entendu, à l’inverse de moi, le jour était encore loin d’être levé (qué feignant çui-là !) et le ciel bas et très nuageux laissait augurer un lever de soleil difficile. Quelques
signes cependant laissaient penser au photographe que je prétends être que la difficulté créée par le manque de lumière serait compensée par le plaisir de quelques belles couleurs … la
suite me donnera raison.
Donc, 7H00 je retrouve l’équipe du film que je vous ai détaillée plus haut et que je vous présente
ci-dessous :
Celui de gauche sur la photo, le
grand chevelu en tenue camouflée complète c’est Charles Vallée « Charly » le producteur, réalisateur etc … etc ... etc … celui de droite c’est David
Chaignon l’animateur-présentateur, et au milieu, vous le reconnaissez, c’est Marc Monnet le banderillero-chasseur, personnage central du film ,
 Sinon, si vous aviez été avec nous, vous auriez remarqué que Marc Monnet et David Chaignon n’étaient pas
embarrassés par du matériel … les mains dans les poches ou presque, les deux ! … tandis que le « pôvre » Charly se trimballait sa caméra et son trépied qui devaient bien
peser une « tonne » sans exagérer je vous l’assure.
Alors, vous allez me dire … « l’équipe de tournage ? … c’est tout ? … «
Ben oui ! Qu’est-ce que vous croyez ? On se retrouve, après un café brûlant avalé en moins de 48 secondes
montre en main au comptoir de Lou Gabian, sur la plage Est des Saintes alors qu’il fait encore nuit et que même les petits oiseaux ne sont pas réveillés et vous voudriez qu’il y ait
quoi ? une scripte, une maquilleuse, une coiffeuse, un ingénieur du son, un ingénieur lumière, un menuisier, un peintre, un chauffeur, une cantine et pourquoi pas un raton laveur
quand vous y êtes ! Remarquez on avait sûrement un ragondin ou un rat musqué pas loin ! (et non pas un rat gondin ou un ramusqué ! … je sais c’est pas fût-fût mais je
m’en fous … c’est moi qui raconte et puis je ne vise pas encore le Prix Hemingway … moi !)
Ah oui, j’oubliais et ça a son importance quand même … sur la plage (pas encore « ensoleillée » comme le
chantait notre BB nationale quand elle était encore jeune et belle au siècle dernier et que banderilles et piques ne lui faisaient pas peur à l’époque !!! je sais cette remarque
semble présenter un léger caractère macho et antiféministe qui va me valoir rapidement, au moins, un commentaire mais tant pis !
… donc, sur la plage … nous attendaient Serge et Jennifer venus avec leurs chevaux du Mas de
Maguelonne.
En effet, si l’équipe est restreinte, elle se complète, au fil des moments et des séquences , d’intervenants locaux
comme Serge et Jennifer qui seront aux petits soins pour leurs chevaux et assister l’équipe. Rassurez-vous moi je suis resté à terre et mes déplacements se sont faits à pied, j’en
reparlerai peut-être.
Le temps de préparer les montures et le matériel une bande de clarté et les couleurs que j’avais subodorées
( !) commençaient à apparaître à l’horizon tandis que de jolies petites vagues, finement ourlées par l’écume, venaient doucement mourir à nos pieds sur la plage … Alors là !
franchement … c’est pas beau ça ! Toujours pas de quoi postuler pour le P.H. 2012 mais quand même ! … C’est bien simple on dirait du … M.D. dans ses bons jours … (clin
d’œil !)

Et pendant que Marc chevauche le long de la plage et que David, lui, se tient sur sa monture en essayant de le
suivre … Charly filme, fait refaire, refilme, change d’angle etc … etc … la routine quoi ! … Pendant ce temps, et en essayant de ne pas me trouver dans le champ de la caméra, je
photographie (un bon photographe professionnel dirait « je shoote » mais j’ai horreur de ce mot qui me rappelle le foot !) … donc je photographie en essayant de résoudre
l’équation « sensibilité-ouverture-vitesse-température des couleurs », équation qui ne poserait aucune difficulté au photographe pro qui « shoote » !
Heureusement, entre mon nouveau boîtier (n’en parlez surtout pas à ma moitié !) et les conseils de mes amis Daniel et Jean-Claude en cours de saison, je commence à m’en
sortir !
Cette séquence sur la plage se terminera avec la levée du jour et du soleil d’un orange éclatant mêlé au bleu-vert
de la mer et aux gris des nuages … pas encore beaucoup de lumière mais déjà des couleurs.
Direction maintenant … le marais avec les oiseaux enfin réveillés que je ne vous citerai pas mais parmi
lesquels il devait bien y avoir quelque aigrette, mouette, grue ou héron … des flamands roses aussi … ça, au moins, je reconnais !
 Plus sportif que sur la plage, le tournage de ces moments a nécessité la mise en selle de Charly et de sa caméra
après avoir jugé que le trépied ne lui serait d’aucune utilité dans cette position. Serge lui, l’a assisté en guidant le cheval pour assurer la sécurité et des conditions de prises de
vues adéquates.
Nous étions tout près du monument élevé à l’intérieur des terres mais pas très loin de la plage, à la mémoire de
Gilbert Le Roy mort en déportation en 1944.
Séquence suivante d’un programme chronométré (ou presque) et en tout cas très chargé avec un déplacement en
direction de l’Etang des Impériaux tandis que Serge regagnait le Mas de Maguelonne avec Jennifer et les chevaux pour préparer la séquence finale de la matinée.
Au bord de l’Etang nous attendait Roland, un pêcheur professionnel, pour une partie de … pêche … vous
l’auriez deviné.
2 barques pour l’équipe et le pêcheur tandis que, prudent, je restais à terre compte tenu de l’exigüité des
embarcations et de l’étendue d’eau qui laissait apparaître la digue à la mer à l’horizon. J’en ai profité pour faire quelque photo de paysages autour de moi et de faire des essais de
réglages … c’était le moment et ça peut servir …
Pour Roland le pêcheur et Marc Monnet aucun problème avec le bâteau et la « partègue » … pour Charly les
mêmes difficultés qu’avec le cheval avec la caméra et le trépied … Quant à David, l’animateur, disons qu’il avait les mêmes dispositions naturelles et était aussi à l’aise sur
« sa » barque que sur « son « cheval ! Et pour le maniement de la « partègue » son aller-retour sur l’étang lui a permis de faire de gros …
progrès !
Ah oui, j’oubliais … maintenant, il était presque 10H00 il faisait beau et il y avait enfin du soleil et de
la lumière.
   
Tout étant organisé, séquencé et chronométré il était temps de repasser par « Lou Gabian » aux saintes où
Christian et Corine nous attendaient en compagnie de quelques « figures » locales. Pendant que Corine faisait frire les « joles » (orthographe non garantie), produit
de la pêche de Roland nous avons patienté en dégustant la poutargue, les sardines et un pâté de sansonnets dont je garderai un souvenir impérissable. Qu’est-ce qu’il était bon ce
pâté ! Je ne savais pas que le « sansonnet « était aussi bon … C’est bien simple on aurait dit de la « grive » !!!
La poêlée de « joles » dégustée de bon appétit et en un rien de temps, un petit coup de jus de raisin du
coin pour accompagner tout ça et nous voilà en route pour le Mas de Maguelonne pour la dernière séquence de la journée.
Beaucoup de monde pour cette fête amicale et familiale avec une « abrivado au campo sous
la conduite de Serge et Jennifer, séquence que Marc Monnet ne voulait en aucun cas laisser passer et qui constituera aussi un beau moment de l’émission.
Marc et David sont à nouveau à cheval tandis que Charly et moi nous installons sur la remorques dont les bottes de
paille auront une fâcheuse tendance à glisser et s’effondrer ce qui ne facilite ni l’utilisation de la grosse caméra ni celle de mon appareil photo.
Et nous voilà partis avec, dans l’ordre de composition de l’abrivado … : le tracteur, la remorque (attachée au
tracteur … je précise !) puis les chevaux en pointe de flèche avec les taureaux camargue calés à l’intérieur. En cours de route, un grand tour dans une belle pature donne l’occasion
à quelques piétons munis de bâche, parapluie et fumigènes (qui feront long feu) d’essayer d’effrayer les chevaux pour faire sortir les taureaux. Une deuxième occasion leur sera donnée au
retour du circuit complet.
 Je précise, comme le montre la photo ci-dessus, qu’étant descendu à ce moment-là pour prendre quelques photos de
plus près et sans secousses, la remorque est repartie … sans moi ! Petite consolation … je n’étais pas le seul « oublié » … Ce manque d’attention m’a donné l’occasion de me
taper une bonne partie du chemin à pied l’ordre de composition de l’abrivado étant devenu à cet instant … le tracteur, la remorque (toujours attachée au tracteur … on ne sait
jamais !) , les chevaux et cavaliers, les taureaux et … moi ! Finalement j’ai repris le tracteur 1 (ou 2 ?) kilomètres plus loin, juste au moment où il faisait
demi-tour pour revenir par … je vous le donne en mille … le même chemin !
 Cette fois je ne suis pas descendu de la remorque pour les dernières photos de la dispersion de l’abrivado et le
retour au mas dans l’ordre suivant … les taureaux, les chevaux et cavaliers, le tracteur et sa remorque et …, tranquilles et détendus, nos 2 cavaliers du dimanche Marc et
David.

Et Charly ? le réalisateur-cameraman me direz-vous ? … et bien, disparu, pas de traces, ni du corps ni du
matériel !!! Les chevaux de Marc et David dessellés, nos 2 compères sont partis à la rencontre de leur « collègue » tandis que je reprenais des forces après ma marche
forcée.
Que croyez vous qu’il arrivât ? …
Je vous la fais « courte » … Charly est arrivé tranquille et détendu, lui aussi, mais du côté opposé et
nous avons attendu ensemble que les 2 compères reviennent à leur tour.
 Légèrement fatigués par cette matinée il nous est tout de même resté quelques forces pour trinquer avec nos hôtes
et partager un moment avec les invités ... mais c'était aussi le moment pour moi de me retirer pour aller trier les photos ... et écrire cette chronique avec un léger décalage ... comme
d'hab' ...
Bien entendu, lorsque l’émission sera diffusée sur le petit écran ou en DVD, il est peu probable que ces à-côtés du
tournage fassent partie de la version définitive mais, qui sait, il y aura peut-être un making-off ou un bêtisier en bonus.
Allez, amis lectrices et lecteurs, il se fait tard et si je veux publier ce soir faut que je termine ce
récit au bout duquel, je n’en doute pas, vous serez arrivé sans trop de peine.
Il ne vous reste plus qu’à cliquer sur le lien et à dérouler le
diaporama de mon reportage photos qui, je l’espère aussi, vous donnera une idée de ce tournage et celui, le moment venu, de regarder l’émission sur la Chaîne Seasons lorsqu’elle sera
programmée (je vous en avertirai).
En tout cas, merci à Charles Vallée, David Chaignon et Marc Monnet de m’avoir donné l’occasion de faire
cette expérience à leurs côtés, en espérant qu’il y en aura d’autres … pourquoi pas ?
A suivre … peut-être !!!!
Que la camargue est belle !
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