Infos & Nouvelles

Vendredi 3 février 2012 5 03 /02 /Fév /2012 09:51

 

Oui, mes chères amies et chers amis ... (vous connaissez la suite ...)

CE SOIR UN EVENEMENT SUR LA CHAINE SEASONS SeasonsMonnetMagC-.JPG

C'est ce soir à 19H30, en effet,  que sera diffusée sur la Chaine du Groupe CANAL + .... "SEASONS" la nouvelle émission présentée par David CHAIGNON ... SEASONS HEBDO" ...

Et cette nouvelle émission est entièrement consacrée à la CAMARGUE ...

Et, un bonheur ne venant jamais seul, elle met en scène, aux côtés de l'animateur,  le banderillero-chasseur Marc MONNET, bien connu ici.

Marc MONNET accompagne David CHAIGNON tout au long de cette émission et à travers plusieurs endroits de la Camargue en nous faisant découvrir les paysages, la flore, la faune surtout et les cativités traditionnelles ...

     Regardez vous allez vous régaler ....

Cette émission sera rediffusée plusieurs fois dans le futur et la Chaine SEASONS sera accessible gratuitement aux Abonnés CANAL+/CANAL Sat pendant 15 jours ...

Deux précisions quand même :

- C'est Charles VALLEE, réalisateur-cameraman, qui à rélisé cette émission avec grand talent, patience et professionnalisme ...111204JS MonnetSeasonsTournageLesSaintes 139

- D'autres tournages ont également été réalisés en Camargue, en Crau ou près des Alipilles, en particulier sur la "battue de sangliers à cheval", et feront l'objet d'un documentaire de 54 minutes que vous pourrez voir aussi sur SEASONS ou acquérir en DVD comme celui qui avait été présenté en avant-première  à Arles le 13 septembre dernier ... Battues de sangliers en Camargue.111218JS MonnetTournageSeasonsCallet 265

Vous le savez, j'avais "publié" un article avec photos et album à ce sujet, j'ai eu le privilège et l'honneur de participer à une journée de tournage de l'émission de ce soir et à une autre journée du tournage pour le documentaire annoncé ci-dessus. Cette journée-là se passait au Domaine de Malaga de la Famille Callet à Maussane pour une battue de sangliers à cheval. Je vous rassure, ni les sangliers, ni moi ne sommes montés à cheval ... seuls les chasseurs l'ont fait ...

Vous pouvez revoir l'article évoqué et les albums-photos de ces deux séances de tournage en cliquant sur LES LIENS CI-DESSOUS ...

La chaîne de Canal+ ... SEASONS Fêtera ses 15 années d’existence au mois de février prochain ... APRES SON PASSAGE EN CAMARGUE POUR UN TOURNAGE AVEC MARC MONNET ...

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SeasonsMagazineC+ DERNIER POINT :

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... c'est une petite satisfaction personnelle qui flatte mon ego surdimensionné comme mes "amis" le savent (!) ... la "COMM" de CANAL+ a choisi une de mes photos pour illustrer la double page de présentation de SEASONS HEBDO et des 15 ans de la Chaine SEASONS dans le MAGAZINE de C+ envoyé aux Abonnés... Cette photo montre David CHAIGNON et Marc MONNET à cheval  dans l'eau sur la plage des Saintes au lever du jour le 4 décembre dernier ...

 

    Le Magazine a été tiré à 5.000. 000 d'ememplaires ... !    

Après on me reprochera (amicalement bien sûr) de ne pas "publier" ... !

Au moins, pour une fois, c'est fait et je le fais savoir !

    N'OUBLIEZ PAS .... SEASONS HEBDO SUR SEASONS ... CE SOIR ... 19H30 ...

Et, si vous la ratez, regardez le programme ... elle va repasser ....

Au fait ! ... vous savez comment commence une séance de tournage ?

Comme ça ... !111204JS MonnetSeasonsTournageLesSaintes 005

ET comment elle se finit ... ?

Comme ça ... !120126JS Monnet RepasRaphèle RSZ 004120126JS-Monnet_RepasRaphele_RSZ_015.JPGBon appétit ... ! ... entre amis et restaurant ... fermé !

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Jeudi 2 février 2012 4 02 /02 /Fév /2012 09:34

 

INTERVIEW DE JUAN JOSÉ PADILLA ACCORDEE AU MIDI LIBRE

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Photo DR


Sollicité par tous les médias depuis sa gravissime blessure du 10 octobre à Zaragoza, Juan José Padilla a accordé son premier entretien pour la presse française à Midi Libre. Une évidence pour le Cyclone de Jerez, si attaché à Béziers, la ville qui l’a mis au cartel alors qu’il était encore un inconnu. Ici, le public lui témoigne sa passion tous les 15 août pour la Miurada.Juan José Padilla a accueilli Midi Libre à son domicile de Sanlucar de Barrameda. Surplombant l’embouchure du Guadalquivir, la ville du légendaire Paco Ojeda est une cité chic à proximité de Jerez de la Frontera.
Le Maestro nous avait fixé rendez-vous dans sa superbe propriété dont le nom symbolise à lui seul sa carrière : A porta gayola. Cette suerte où il attend le toro, agenouillé face au toril, qui a fait sa gloire pour se hisser comme torero référence des corridas dures. Nous avons rencontré un torero qui retrouve toutes ses facultés physiques et un homme réfléchi, apaisé, dont le retour dans les ruedos le 4 mars résulte d’une réflexion mûrement menée.
Les informations glanées en Andalousie rassurent sur son état de forme. Le valet d’épée de Morante de la Puebla, à la Pena Morante, assurait "l’avoir trouvé déjà prêt lorsqu’il a combattu un toro dans la finca de José Antonio (Morante)" et le mayoral de Fuente Ymbro était impressionné "par son aisance lors de la sa première tienta du 30 décembre".
Après avoir accepté de poser pour une séance photo malgré un emploi du temps surchargé, le maestro nous a chargé de saluer l’éleveur Ana Romero que nous devions rencontrer l’après-midi. C’est un toro de cette marque qui lui a provoqué cette terrible blessure à Zaragoza. Sans l’ombre d’une rancune, Padilla est toujours animé par la même passion pour le toreo. Suerte maestro.
Racontez-nous la visite de Sébastien Castella à la Clinique ?
J’étais très ému car toutes les stars de la tauromachie m’ont rendu visite après ma blessure et m’ont apporté leur soutien. J’ai toujours eu beaucoup d’amitié et de respect pour Sébastien. Quand il est rentré dans la chambre, il a voulu m’offrir sa médaille en me disant "Juan, je n’ai jamais quitté cette médaille de ma vie. Je te la donne pour t’aider à récupérer et tu pourras me la rendre quand ça ira mieux". Ces mots m’ont ému par leur humanité, leurs valeurs chrétiennes. C’était un geste hors du commun. Et Sébastien Castella n’est pas seulement un grand torero. C’est un homme avec beaucoup de cœur.
Béziers est une de vos arènes préférées avec Jerez, Pamplona et Bilbao ?
C’est évident. J’ai toujours pris beaucoup de plaisir et j’ai souvent triomphé face aux Miura. Mais également face aux Valdefresno et aux Peralta. J’ai connu des moments de gloire et je conserve beaucoup d’amis dans cette ville. Je suis toujours fier d’être au cartel. Et de ressentir l’attente et le soutien d’un public qui sait apprécier les difficultés d’une corrida de Miura.
Béziers vous a définitivement adopté lors des journées taurines…
Je me rappelle d’un repas avec toute l’aficion et d’une superbe conférence réalisée dans un club taurin (Cercle taurin). J’ai ressenti dans les rues de Béziers la même admiration et la même attention à mon égard que dans l’arène. Ces journées taurines restent des moments inoubliables.
Savez-vous que Béziers vous a rendu hommage lors de la dernière édition ?
Mon entourage m’a tenu informé. Je voudrais sincèrement témoigner de mon amitié à Midi Libre et aux aficionados. J’ai ressenti cet appui et cette chaleur depuis mon lit d’hôpital. Je suis très ému et je voudrais remercier Béziers de tout mon cœur. Et lui rendre en faisant ce que je fais le mieux. Toréer dans vos arènes.
Un vœu pour 2012 ?
Je voudrais dire mon amitié à Robert Margé et à son fils Olivier. Au-delà de ses qualités d’impresario, il m’a prouvé sa confiance en me programmant alors que personne ne voulait de moi. Il m’a ouvert les portes de sa maison avec beaucoup de gentillesse et m’a témoigné de son amitié à de nombreuses reprises.
Alors les Miura pour cette Feria ?
Je mentirais si je ne vous disais pas que j’aimerais toréer avec Sébastien Castella. C’est un ami et une grande figura du toreo en France mais aussi en Espagne et en Amérique. Sachez que je me prépare pour ne pas vous décevoir dans ces arènes qui me tiennent tant à cœur. Et me montrer à la hauteur au côté de Sébastien.


Stéphan GUIN - 31/01/2012 -  MIDI LIBRE
Info transmise et lue sur le blog « Lo Taure  Roge  Béziers »
http://lotaureroge.canalblog.com/

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Mercredi 21 décembre 2011 3 21 /12 /Déc /2011 14:38

 

 

Actualité – droit taurin
L'inscription de la corrida au patrimoine culturel immatériel de la France :

Artifice ou début d'une véritable reconnaissance juridique ?

par Pauline Serre & Julie Passe

Symboles_de_justice.jpg La Corrida a été inscrite le 22 avril 2011 au patrimoine culturel immatériel de la France, ce qui provoque ainsi euphorie et satisfaction chez les uns, et chez les autres, indignation et stupeur.
Force est de constater, qu'au delà du débat juridique, cette pratique suscite toujours autant la controverse, il est d'ailleurs extrêmement rare qu'une coutume à elle seule génère autant de conflits. L'antagonisme repose sur l'opposition ancienne entre acte de cruauté et barbarie d'un côté et pratique culturelle et artistique de l'autre.

Il convient avec un recul nécessaire de s'interroger sur la véritable portée de cette décision, qui intervient dans le cadre de la Convention pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel (I).

Cette inscription est l'occasion de revenir sur la place des spectacles tauromachiques au regard du droit interne et du contexte politique (II).

I/ Quelques réflexions sur la portée juridique de la convention pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel.

A/ Un instrument venu du droit international.

La notion de patrimoine culturel immatériel résulte de la Convention pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel adoptée à Paris le 17 octobre 2003 par l'UNESCO dont la France est partie depuis le 4 novembre 1946.

Cette convention internationale est entrée en vigueur, en France, le 11 octobre 2006 après son approbation par la loi n°2006-791.

Comme l'article 55 de la constitution de 1958 l'énonce ; « les traités ou accords régulièrement ratifiés ou approuvés ont, dès leur publication, une autorité supérieure à celles de la loi, sous réserve de l'application par l'autre partie ». Autrement dit pour le profane, une fois la convention adoptée par l'État, cette dernière fait dès lors partie du bloc de conventionnalité, auquel les lois ordinaires de l'État doivent, en principe, se conformer sous peine de nullité.
Le patrimoine est « un ensemble de biens et d’obligations… qui comprend les biens présents mais aussi à venir » . C’est un ensemble, un tout à prendre en compte. La notion de patrimoine culturel immatériel est apparue au début des années 90 et selon l’article 2 de la Convention citée plus haut « On entend par patrimoine culturel immatériel les pratiques, représentations, expressions, connaissances et savoir-faire – ainsi que les instruments, objets, artefacts et espaces culturels qui leur sont associés – que les communautés, les groupes et, le cas échéant, les individus reconnaissent comme faisant partie de leur patrimoine culturel. Ce patrimoine culturel immatériel, transmis de génération en génération, est recréé en permanence par les communautés et groupes en fonction de leur milieu, de leur interaction avec la nature et de leur histoire, et leur procure un sentiment d'identité et de continuité, contribuant ainsi à promouvoir le respect de la diversité culturelle et la créativité humaine. Aux fins de la présente Convention, seul sera pris en considération le patrimoine culturel immatériel conforme aux instruments internationaux existants relatifs aux droits de l'homme, ainsi qu'à l'exigence du respect mutuel entre communautés, groupes et individus, et d'un développement durable. »

Cette définition montre bien l’importance de cette notion de patrimoine culturel immatériel et la portée que les rédacteurs ont souhaité lui conférer.

B/ Une protection renforcée par le biais de la convention

Les articles 11 à 15 de la Convention pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel énoncent les conditions pour que cette sauvegarde puisse être rendue possible.
Ainsi, l’article 11 indique qu'« il appartient aux États de prendre les mesures nécessaires à la sauvegarde du patrimoine », elle laisse donc aux États eux-mêmes le soin de prendre en charge et à leur compte cette sauvegarde.

Les articles suivants sont plus précis en ce qu’ils donnent des indices aux États, des voies à suivre. Il revient aux États le soin de définir les éléments de ce patrimoine culturel en faisant des inventaires qui devront être mis à jour, d’adapter leurs politiques pour sauvegarder les éléments identifiés comme appartenant au patrimoine culturel immatériel, de mettre en place des organismes de protection, d’encourager des études dans le domaine et de jouer un rôle éducatif et de sensibilisation à la protection de ce patrimoine culturel immatériel. La Convention précise, en outre, que les États pourront à cette fin utiliser tous les moyens appropriés.
Autrement dit, comme bien souvent, le texte international donne le ton, l’impulsion, des indications, mais rien de vraiment contraignant au final. Il revient aux États de définir ce qui rentre dans la catégorie à protéger et quels sont les bons moyens pour la protéger et la mise en place des politiques en résultant. On peut donc, ici relativiser la portée de cette Convention internationale puisqu’elle dépend malheureusement du bon vouloir des États parties.
Il n’existe pas de contrainte pour les États de maintenir, sauvegarder les pratiques listées comme faisant partie du patrimoine culturel immatériel; il semblerait donc que l’on soit en présence d’une simple obligation de moyen.

Toutefois, si on prend en compte le domaine d’intervention de cette convention, il y a fort à parier que les États sont plus enthousiastes que réfractaires à sa mise en place et que cette protection est plus un gage de leur engagement international et de leur volonté aux yeux de tous de protéger la culture, sans prendre de grands risques et voir une grande intervention du droit international dans le droit national. C’est donc une bonne façon pour les États de montrer qu’ils peuvent appliquer les Conventions internationales.

La question de la tauromachie est tout à fait intéressante, puisque pour une fois elle a suscité des débats plutôt houleux et montre que parfois la culture et des pratiques historiques peuvent prendre une grande place dans le débat national.

En France, l'application de cette Convention à la tauromachie se perçoit à travers la reconnaissance de cette pratique comme élément du patrimoine culturel français, mais aussi plus indirectement, par le biais de l'interprétation de textes nationaux.

II / Une pratique culturelle implicitement reconnue : Entre interprétation juridique souple et reconnaissance politique inavouée.

L'inscription de la Corrida au patrimoine culturel immatériel de la France est l'occasion de recentrer cette pratique dans son actuel contexte juridique (A) et politique (B).
Il est évident que cette question doit être traitée sous un angle à la fois juridique et politique, les deux ne pouvant être, à notre sens, dissociés.

A/ Une interprétation extensive par les juges de l'article 521-1 du code pénal réprimant les mauvais traitements envers les animaux.

Rappelons que la loi, expression de la volonté générale, pose le principe de l'interdiction de mauvais traitements envers les animaux en ces termes :

«Le fait, publiquement ou non, d'exercer des sévices graves, ou de nature sexuelle, ou de commettre un acte de cruauté envers un animal domestique, ou apprivoisé, ou tenu en captivité, est puni de deux ans d'emprisonnement et de 30000 euros d'amende...
...Les dispositions du présent article ne sont pas applicables aux courses de taureaux lorsqu'une tradition locale ininterrompue peut être invoquée. »

L'article 521-1 du code pénal après son énoncé de principe prévoit plusieurs exceptions, dont celle des « courses de taureaux ».

Il s'agit d'une permission de la loi, on ne peut pas voir dans cette disposition une reconnaissance stricto sensus, pas plus qu'une consécration, c'est une tolérance que l'on accorde à cette pratique.

Cet article est ni plus, ni moins, le résultat d'une conciliation entre fervents défenseurs de la cause animale et aficionados.

Le principe reste et demeure l'interdiction des mauvais traitements envers les animaux, la course de taureaux en est l'exception, ainsi qu'il en ressort expressis verbis de l'article 521-1 du code pénal.

La course de taureau, dont l'absence de définition légale (ou à défaut jurisprudentielle) est à déplorer, échappe à la qualification de mauvais traitement, dès lors, qu'une tradition locale ininterrompue peut être démontrée dans la localité où se déroule la-dite course.

La pratique révèle cependant une interprétation extrêmement libérale des juges de l'exception prévue pour ces courses.

En témoignent les décisions des juges du fond et de la Cour de Cassation dont le contenu ne sera évoqué ici que sommairement.

Il ressort de l'étude globale de ces décisions, une interprétation de la tradition locale ininterrompue assez large, favorisant ainsi, le maintien de cette pratique culturelle.
S'agissant premièrement du critère de la « tradition locale », les juges doivent constater l'existence d'une tradition, et vérifier que cette dernière se manifeste localement.
La présence d''une tradition ne donne pas lieu à discussion, la Cour de Cassation en précise le sens en énonçant qu'elle doit être entendue comme une coutume, un usage local.

Traditionnellement, la coutume est celle qui peut se définir comme une « norme de droit objectif fondée sur une tradition populaire, qui prête à une pratique constante, un caractère juridiquement contraignant ; véritable règle de droit mais d'origine non étatique que la collectivité a fait sienne par habitude dans la conviction de son caractère obligatoire »
La Cour de Cassation précise la définition de la tradition locale dans un arrêt de la chambre criminelle du 6 février 1992 , il s'agit «d'une tradition qui existe dans un ensemble démographique déterminé par une culture commune, les mêmes habitudes, les mêmes aspirations et affinités, "une même façon de ressentir les choses et de s'enthousiasmer pour elles", le même système des représentations collectives, les mêmes mentalités ».

En revanche, le critère de la localité est celui qui illustre le mieux l'interprétation libérale des juges.
Pour vérifier l'existence de ce critère, les juges font appel à la notion d'« ensemble géographique ».

Alors même que le terme « local » fait référence à un endroit que l'on suppose suffisamment précis, une « zone géographique » désigne au contraire un espace beaucoup plus étendu.
C'est ainsi que la Cour de Cassation casse un arrêt de la cour d'appel au motif notamment qu' «en bornant leur recherche de l'existence ou l'inexistence d'une tradition locale ininterrompue au seul territoire d'une commune, alors que dans le texte précité l'expression « locale » a le sens « d'ensemble géographique.. » et décide que les juges du fond n'ont pas donné de base légale à leur décision .

S'agissant deuxièmement du critère de l'ininterruption de la tradition locale, il revêt un caractère extrêmement artificiel et il est réduit, en pratique, à une « peau de chagrin ».
Par exemple, les juges ont décidé que la destruction des arènes n'est pas suffisante pour justifier l'interruption de la tradition locale .

Ce très bref survol de la jurisprudence en matière de course de taureaux, est l'occasion de revenir sur l'aspect politique de la question, par le biais de son inscription au patrimoine culturel immatériel Français.

B/ L'inscription de la corrida au patrimoine culturel immatériel Français : Une initiative politique silencieuse mais active.

Au delà des aspects juridiques, la reconnaissance de cette pratique culturelle passe principalement par l'initiative politique.

L'inscription de la corrida au patrimoine culturel immatériel français constitue une initiative importante eu égard aux engagements qui découlent de la convention précédemment étudiée.
Néanmoins, cette intervention du politique est restée relativement discrète, par crainte sans doute, de déclencher l'hostilité de l'opinion publique semblable à celle qu'on pourrait observer après la mise en œuvre d'une mesure impopulaire.

L'inscription de la corrida au patrimoine culturel immatériel Français a suscité chez certains députés une totale incompréhension donnant lieu notamment à la rédaction de questions écrites destinées au Ministère de la culture et de la communication.

Par le biais de cette question , la députée concernée réagis à cette inscription en ces termes ; se disant par ailleurs « choquée » et « surprise » par une telle initiative.

La réponse du Ministère est pour le moins surprenante et en total décalage avec l'inscription effectuée.
Cette réponse laisse apparaître une minimisation excessive de l'initiative en question, le Ministère déclare que cette dernière « ne constitue en rien une forme de reconnaissance de la part de l'état, ni mise en valeur particulière ; en soi, elle ne constitue aucune forme de protection juridique et reste sans influence sur les législations ou réglementations éventuellement applicables aux activités recensées ».

Somme toute, cette inscription est réduit à très peu de chose, à tel point qu'à la lecture de cette réponse, on est tenté de s'interroger sur son utilité.

L'inscription au patrimoine culturel immatériel Français à pourtant pour objet au delà du simple constat, de valoriser une pratique, de la sauvegarder, de la fixer en tant qu'élément du patrimoine.
Quel intérêt sinon, d'inscrire une pratique culturelle dans le cadre d'une convention internationale pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel, si c'est pour restreindre cette inscription à une seule constatation matérielle ?

Ainsi, pour conclure, il serait illusoire de voir dans cette inscription une véritable reconnaissance ou une consécration juridique, mais pour autant, elle se place dans le cadre d'un instrument de protection reconnu juridiquement, initié par le politique et favorisant par conséquent le maintien de cette pratique culturelle.

Julie PASSE.

Pauline SERRE

 1- Et plus spécifiquement des corridas

2- G. Cornu, vocabulaire juridique, p667, 2007, puf, 1024p

3- Cass. Crim, 27 mai 1972 n° 72-90875

4- G. Cornu, vocabulaire juridique, 7 ed PUF, p248

5- Cass. Crim, 6 février 1992 n° 89-84675

6- Cass. Crim 27 mai 1972 N°72-90875

7- CA. Toulouse, 3 avril 2000 n°1999-03392

8- Question écrite n° 110716 de Mme la Députée Claude Darciaux au Ministère de la culture

 et de la communication.

--
Envoyé par Les Jeunes Aficionados dans Les Jeunes Aficionados nîmois le 12/20/2011 10:54

:00 AM

 

 

 

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Vendredi 25 novembre 2011 5 25 /11 /Nov /2011 19:30

 

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Olivier et Sophie FERNAY m'ont envoyé quelques photos quelques photos du campo pendant les inondations récentes où "il y a eu des zones avec près de 1,50 m d'eau" au Mas des Jasses de la Ville à Pont-de-Crau.
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"Aucune perte n'est à déplorer  et la quasi totalité de la Ganaderia (300 têtes) a rejoint les terres d'hiver au Mas d'Auge dans les Alpilles."

FERNAY-5361.JPG FERNAY-5955.JPG FERNAY-5965.JPG "Le souci reste avec les herbages qui baignent dans l'eau en attendant un Mistral bien sec pour remettre les prairies en état."

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Il ne reste plus qu'à souhaiter que ce voeu soit exaucé et que la Manade Fernay retrouve un aspect et une situation d'exploitation normale et sereine.

Ce souhait vaut aussi pour tous les manadiers de Camargue, de Crau ou des Alpilles afin que le bétail ne souffre pas de ces conditions climatiques difficiles.

Pas assez d'eau ... c'est difficile .... trop d'eau ça l'est aussi ...

Dame Nature, parfois, ne connaît pas le juste milieu ...

Informations et photos communiquées par Olivier et Sophie Fernay.

 

 

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Mercredi 14 septembre 2011 3 14 /09 /Sep /2011 07:30

 

AIRE-SUR-ADOUR

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Communiqué de la Sarl CALTOROS

"La Sarl Caltoros, délégataire sortant des arènes d'Aire sur Adour, tient à informer qu'elle n'est absolument pas impliquée dans l'organisation d'une corrida prévue à Aire en octobre prochain." 
Pierre- Henry Callet, Sarl caltoros

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LA BOUTIQUE DES PASSIONNES A NÎMES POUR LA FERIA

La Boutique des Passionnés à Nîmes pour les Vendanges

Fidèle à ses habitudes, la Boutique des Passionnés installe ses quartiers taurins à Nîmes, pour une petite semaine, le temps de la Féria des Vendanges.

Vous pourrez nous retrouver du jeudi 15 au dimanche 18 septembre, de 9h30 à 21h

au 3 rue des Arènes

avec, comme toujours, le plus grand choix de livres, de dvd taurins et de musiques espagnoles possible !

Alors à très bientôt, Catherine et Jean

 
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VOMITOIRE 105
Communiqué de presse
Logo V105
Communiqué de Presse:
Soirée apéritive du "105" autour de Francis Wolff qui interviendra sur la "PHILOSOPHIE de JOSE TOMAS"
Conformément à sa volonté d’ouvrir au plus grand nombre l'Aficion et la culture tauromachique, le “Vomitoire 105” organise avec l’Union des Clubs Taurins Paul Ricard, dont il est membre, une grande soirée apéritive avec Francis Wolf, philosophe et écrivain qui interviendra sur la "Philosophie de Jose Tomas".
Cette soirée aura lieu Vendredi 16 septembre, dès 20h00, après la corrida, au 1er étage de l'hôtel "Le Cheval Blanc".  L’entrée est libre et gratuite.
Par ailleurs, de nombreux amis et fidèles du 105 n’ont pas aimé notre expérience de bodéga du "11" rue Emile Jamais. 
Nous l’arrêtons donc et ce d’autant plus qu’elle consommait beaucoup d’énergie et que nous ne voudrions pas perdre notre objectif premier: réunir tous ceux qui ont de l’aficion, et consacrer notre énergie et notre dynamique à l’organisation de manifestations et de rencontres comme celle de vendredi soir, autour de nos valeurs d'ouverture, de simplicité et de convivialité.
Le "Vomitoire 105", l'UCTPR et notre partenaire, l'hôtel "Le Cheval Blanc" vous attendent nombreux pour cette soirée ouverte à tous. 
Elle sera aussi l’occasion de vous présenter nos projets d’actions pour 2011/2012.
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A BARCELONE AVEC JCS VOYAGE ???

JCS LOGOCommuniqué

Retrouvez deux galeries d’images sur le triomphe de MORANTE à BILBAO le 23 août et sur la GOYESCA DE RONDA sur notre site JCS VOYAGES.COM
A noter les programmes de MADRID et ZARAGOZA
Dernière minute 
BARCELONE FERIA DE LA MERCED
Il nous reste 4 forfaits HOTEL DIAGONAL et PLACES (tendido bajo file 5 et 6)
4 places en car pour le dimanche au départ de NIMES
Des places en tendido 7 files 10/11/12 pour le samedi (Morante, Juli, Manzanares – N. Del Cuvillo)
Il n’y a plus de billets en vente à BARCELONE pour cette féria.
A bientôt.
Jean Charles ROUX
JCS VOYAGES
137 Rue du bosquet 30320 POULX
Tél: 04 66 67 39 01 Fax: 04 66 75 95 16
www.jcs-voyages.com
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