Lundi 15 mars 2010
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C'est avec beaucoup de
peine que j'apprends la disparition de Jacques BON, figure camarguaise s'il en était, qui venait de fêter ses 83 ans.
Jacques BON que j'ai connu, dès mon arrivée à Arles en 1998, d'abord au travers de relations professionnelles, pas toujours faciles d'ailleurs, mais fort intéressantes et toujours empreintes
d'une grande courtoisie. J'ai eu toujours beaucoup de plaisir, ensuite, à le rencontrer et à échanger avec lui.
Personnage attachant, haut en couleurs sans être extravagant , mais toujours très élégant avec ce "petit plus" que tout le monde n'a pas : la "classe".
Elégance, dans la parole, le geste et l'apparence avec sa tenue, certes camarguaise, mais rehaussée de très belles chemises de soie et d'un magnifique "Borsalino" noir protégeant sa
tête et ses magnifiques moustaches blanches. Et quelle élégance, encore, lorsqu'il était à cheval il y a encore peu.
Ceux qui ne le connaissaient pas mais croisaient sa grande et mince silhouette ne pouvaient pas ne pas le remarquer et ne l'oubliaient sûrement pas.
Je garderai de lui le souvenir d'un vrai "personnage" et de sa poignée de main ... longue... souvent très longue mais ô combien chaleureuse.
Jacques BON va nous manquer en Camargue et à Arles. Je pense au groupe de "ses vieux amis du Waux Hall" qu'il retrouvait souvent le samedi matin, toujours à la même table, pour "faire l'apéro"
dans la bonne humeur en échangeant des réflexions souvent empreintes d'un grand bon sens. Ils perdent un des leurs et samedi leur tristesse sera réèlle.
A son épouse, Lucile, à ses enfants et à toute sa famille et ses amis, je présente mes plus sincères condoléances et m'associe à leur grande peine.
Som nom restera gravé en Camargue à travers la Manade Jacques Bon et le Mas de Peint qui perpétueront sa mémoire.
Salut, Jacques !
Par Jiès Arles
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Publié dans : CHRONIQUES
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