Lundi 4 janvier 2010 1 04 /01 /Jan /2010 21:45

Le texte de Francis WOLFF, philosophe et écrivain, paru récemment dans le journal espagnol "La Razon" devrait être lu attentivement par les "taurins" et les "anti taurins" ou plus généralement par ceux qui, ne connaissant pas la corrida, voudraient apprendre et en comprendre la culture et le sens. C'est pour cette raison que je le publie aujourd'hui avec l'accord de l'auteur que je remercie.


"Comprendre" ... voilà le maître mot ... il ne s'agit pas de faire l'apologie de la corrida ni de la rejeter brutalement mais simplement d'essayer de "comprendre"

Puissiez vous, vous qui ne connaissez pas la corrida ou qui êtes contre, le lire attentivement et complètement et ensuite restez sur votre position initiale si vous le voulez, mais au moins vous aurez fait l'effort d'apprendre et de comprendre à travers un texte qui fait "référence" dans le domaine.


Le combat antitaurin et l’inversion des valeurs

" Un jour, un journaliste me demanda si, à mon avis, la corrida était de droite ou de gauche. Il y avait de quoi hésiter : il y a en France autant d’aficionados de gauche que de droite. Et la défense de la tauromachie est le seul point commun politique à la cinquantaine des municipalités du  Sud de la France qui viennent d’appeler à la reconnaissance par l’UNESCO de la fiesta comme patrimoine immatériel de l’humanité.

J’ai répondu : «  Pas plus que l’opéra, le flamenco, ou le cyclisme, les toros ne sont de droite ou de gauche. Cependant, il y a des partis qui devraient reconnaître dans la fiesta leurs propres valeurs, ce sont les partis écologistes. Le malheur veut que ces partis soient souvent imprégnés d’une idéologie animaliste bien peu écologiste, et peuplé de militants généralement très ignorants de la réalité de la vie du toro au campo et de sa mort dans l’arène. »

Les défenseurs de la corrida, eux, mènent évidemment un combat écologiste. Sur quatre fronts. Ils défendent d’abord une des dernières formes d’élevage extensif existant en Europe, où chaque bête dispose d’un territoire de 1 à 3 hectares. Supprimez la corrida, et beaucoup de ces terres aujourd’hui réservées au torolidia seront promis à une agriculture intensive ou industrielle. Ils défendent ensuite un écosystème unique, la dehesa, qui est une véritable réserve de faune et de flore à l’instar des grands parcs naturels protégés. Ils défendent ensuite la biodiversité. Le toro bravo (bos taurus ibericus) constitue une variété unique de taureau sauvage préservée depuis le XVIIIe siècle grâce aux grandes ganaderias, et elle serait promise à l’abattoir si l’on supprimait la fiesta. Enfin, et surtout, c’est un cas unique d’élevage qui respecte presque toutes les exigences de la vie sauvage de l’animal (territoire, alimentation, coexistence des petits et de leurs géniteurs, etc.) précisément parce qu’il faut préserver, en ces animaux domestiques, le plus de cet instinct naturel d’agressivité, de défense du territoire, et en tout cas de méfiance vis-à-vis de tout intrus, notamment de l’homme. Le toro de combat est le seul animal domestique qui ne peut servir les fins humaines pour lesquelles il est élevé qu’à condition de ne pas être domestiqué. Il faut qu’il soit pour cela élevé de la façon la plus « naturelle » possible — sans quoi son combat dans l’arène serait impossible et la corrida perdrait tout son sens de

Y a-t-il spectacle ou art plus écologiste que la fiesta ? Sûrement pas. Mais il se trouve que de nombreux écologistes « oublient » leurs propres valeurs pour embrasser des valeurs animalistes qui leur sont opposées. Défendre la biodiversité, l’équilibre des espèces et des écosystèmes n’a rien à voir avec le fait de s’occuper du sort individuel de tel animal. Vous ne pouvez pas à la fois sauver l’espèce « léopard » et vous préoccuper du sort individuel des gazelles. Vous ne pouvez pas à la fois sauver l’espèce mouton et vous attendrir sur le sort individuel des loups affamés (et la réciproque est vraie !). Il faut choisir. Pour sauver l’espèce toro de lidia, vous devez sacrifier quelques individus promis à l’arène plutôt qu’à l’abattoir. Et le paradoxe veut que vous ne puissiez vouloir sauver les individus qu’à condition d’être obligé de condamner l’espèce, devenue inutile, à l’abattoir et avec elle, forcément tous les individus qui en font partie (vaches, becerros, novillos, toros).

Mais, ne peut-on aussi compatir au sort des animaux ? Bien sûr. Nous devons témoigner à nos chiens et à nos chats l’affection qu’ils nous donnent; une sorte de contrat moral affectif nous lie à ces animaux de compagnie, et il est cruel de battre son chien ou immoral de l’abandonner sur une aire autoroute au mois d’août. Avec les animaux domestiques, nous avons un autre type de contrat moral : ils nous donnent laine, cuir ou viande, contre notre protection, alimentation et conditions de vie décentes. Il est donc cruel de les élever en batterie et immoral de les réduire à des machines à viande. Et avec les toros bravos ? Une sorte de contrat nous lie : respecter leur bravura dans leur vie, et jusque dans leur mort. Il est donc moral de les élever conformément à leur nature brave (c’est-à-dire libre, insoumise et rebelle) et de les sacrifier lors d’un combat ritualisé qui lui donne sens, importance, gravité, un face-à-face qui respecte leur nature brave (c’est-à-dire agressive et combattive), et au cours duquel l’homme risque sa propre vie, à la hauteur du respect qu’il porte à celle de son adversaire. N’est-ce pas plus moral, dans son cas, que la contention forcée et le silence sordide des abattoirs ?

Qu’on n’aime pas la corrida par sensibilité personnelle, c’est compréhensible : toutes les sensibilités sont respectables. A ceux qui ignorent tout de la corrida, des conditions de vie ou de mort du toro,  de l’éthique du combat (de la connaissance et du respect de l’animal qu’il suppose), et de son esthétique (de la grandeur et de la beauté du duel loyal), à tous ceux qui par conséquent imaginent un spectacle cruel et sanguinaire, il faut seulement conseiller de visiter quelques élevages ou d’assister à quelques après-midi héroïques et grandioses (à Madrid, Séville, Bilbao, Nîmes ou Bayonne, etc.). Ils verront la communion spirituelle qui entoure ce spectacle déchirant et sublime. Et s’ils préfèrent se tenir loin des toros et conserver leurs préjugés, libre à eux, à condition que leur ignorance ne les rende pas intolérants à l’égard de ceux qui ne pensent ni ne sentent pas comme eux. Mais que certains osent qualifier de « torture » le périlleux combat de l’arène, où l’homme risque à chaque instant sa vie, cela ne relève plus de la sensibilité ou de l’ignorance mais de la mauvaise foi et de l’anathème. C’est une insulte à tous les suppliciés de la terre. C’est inverser le sens des mots : torturer, c’est, sans courir le moindre danger, faire souffrir volontairement un adversaire rendu impuissant, alors que la lidia du toro, c’est celle d’une bête qui doit toujours demeurer libre d’attaquer son adversaire qu’il peut blesser à chaque instant, une bête dont la bravoure et le danger s’accroissent à mesure du combat. Si c’était un bœuf, il ne cesserait pas de fuir (et ce serait en effet de la torture), et il n’y aurait pas de corrida ; si le toro était lui-même vraiment torturé (par un fil électrique par exemple), il fuirait naturellement au lieu de redoubler d’efforts au combat. Parler de « torture » dans le cas de la corrida, c’est aussi un piètre service rendu aux défenseurs de la condition animale qui luttent contre certaines formes d’expérimentation menées sur des bêtes impuissantes. Parler de torture pour la corrida, c’est aussi viser toutes ces activités, pourtant bien pacifiques, qui impliquent la mort et l’agonie d’un animal, comme la pêche à la ligne (Je n’ai personnellement jamais supporté le  spectacle du goujon sanglant et agonisant mais il ne me serait jamais passé par la tête de vouloir interdire cette placide activité !) Tortionnaires, ces braves pêcheurs du dimanche ? Mais les aficionados, eux non plus, ne « jouissent » pas des blessures de l’animal ! Ils admirent l’intelligence de l’homme, la bravoure de l’animal, le courage des combattants, la beauté de leurs figures, la transformation d’une force brute en œuvre humaine.

Car enfin, les auto-proclamés défenseurs des animaux, qui s’arrogent le monopole de la morale et des bons sentiments, comme si nous, les aficionados, étions insensibles et immoraux, tous ces animalistes compatissent peut-être aux souffrances de certains, mais aiment-ils vraiment ce que sont les animaux, ce qu’ils font, ce qu’ils incarnent ? Acceptent-ils l’animalité dans toute sa diversité ou ne veulent-ils pas la réduire au fantasme des gentilles bébêtes des dessins animés de Walt Disney ? Qui aime les chiens savent qu’ils n’« aiment » pas la liberté individuelle, au sens humain du terme, mais l’obéissance à un maître. Qui aime les toros de lidia savent que, pour eux, le pire mal est le stress lié à la contention plus que la « douleur », anesthésiée par le combat et transformée en combativité : le soldat — ou le torero ! — « oublie » ses blessures dans l’ardeur de la bataille, elles sont absorbées par l’action et transformées en actes.

Mais soyons généreux et supposons tout le monde sincère, les aficionados comme les antitaurins. Admettons donc que tous aiment le toro et veulent le défendre. Les uns voient en lui un héros qui combat, les autres une victime qu’on abat. Mais cela n’est pas possible, pour les uns comme pour les autres, sans une part d’identification. Alors tentons de répondre franchement. Tant qu’à nous « mettre à la place » de l’animal, que préférons-nous ? Une vie enchaînée de bœuf de labour qui s’achève passivement à l’abattoir ou une vie libre de taureau qui se prolonge en vingt minutes de combat vaillant ? Peut-être certains hésitent… Mais alors, si seulement vous hésitez, ne jetez pas l’opprobre sur ceux qui préfèrent la vie, le combat et la mort du toro bravo, ceux qui pensent qu’il a un des sorts les plus enviables de toutes les espèces animales que l’homme s’est appropriées pour servir ses fins et qui peuplent son imagination. Ne mettez pas à mort la corrida et les taureaux de combat, respectez ceux qui les aiment."

 

Francis Wolff

Professeur de philosophie à l’École normale supérieure (Paris)

Auteur de Philosophie de la corrida, Fayard, 2007.

 

VRAC-INFO-CULTURE-BLOG-6507_cr1.jpgFrancis WOLFF - Conférence à Fontvieille le 02/02/2008 - Photo "Jiès Arles"

 

 

Par Jiès Arles - Publié dans : Coups de Coeur
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Commentaires

Ouaahh!! Quelle argumentation où l'on mélange les pommes et les carottes. Défendre ces fiestas en arguant du bien-être de l'animal, que le toro serait dans une pire condition s'il ne participait pas à ces spectacles,il y a longtemps que je n'avais rien lu d'aussi malhonnête intellectuellement.
Que diriez-vous, mr Wollff que je vous coupe le bras en échange de la vie sauve? L'argument majeur de ce Mr a autant de sens que la crétinerie que je viens de sortir. Bien sûr, je ne vous parlerai pas du fait que le respect que j'aurais pu avoir pour vous m'amène à vous laisser décider de votre vie, tout simplement. Comptez-moi donc parmi les animalistes sensibles et nian nian qui ne comprennent tout simplement pas que l'on puisse tuer un animal pour une fiesta ou par respect des traditions. Il me semble que la vie d'un animal ne vaut pas moins que la nôtre et vice versa et, dans ces conditions, celui qui a le moins de dignité et plus souvent le chasseur que l'animal à qui l'on refuse la dignité et la vie.
Commentaire n°1 posté par Nico le 25/03/2010 à 12h37
Pour votre information, et dans le cas où vous désireriez comprendre ce qui motive les anti-corridas, voici les textes exprimant ma position personnelle, que j'envoie aux personnes adeptes de cette pratique :



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Aux aficionados, bonjour,

Ayant eu connaissance de votre attrait pour la corrida espagnole avec mise à mort, je me permet de vous présenter ci-dessous un point de vue différent du vôtre.

Peut-être n'avez-vous pas encore perçu que toute vie sur cette terre est soumise à un phénomène appelé "évolution".

Cette évolution ayant pour but d'améliorer le côté spirituel de l'âme humaine, c'est-à-dire la connaissance de ce qui est bien et de ce qui est mal.

Vous aimez vos traditions locales, et en cela, vous êtes conditionné par l'éducation que vous avez reçue de votre milieu de naissance, de vos parents, des élus locaux, des personnes à qui cette activité profite financièrement.


Or la tradition amène systématiquement un arrêt, un blocage dans l'évolution positive des individus d'une communauté, d'une région ou d'un pays.


Ces individus se contentent de reproduire le comportement de leurs aînés, et n'évoluent que dans le monde physique, matériel et cruel.

Le monde spirituel est complètement ignoré.

Ce conditionnement empêche leur jugement personnel de constater que ces « divertissements tauromachiques ou autres » sont basés sur la cruauté, la souffrance, la mort violente.


Leur capacité intellectuelle s'en trouve ainsi altérée et les empêche de dépasser les coutumes de ces traditions, d'étudier si celles-ci sont bonnes ou mauvaises, en accord ou désaccord avec le but réel de la vie sur cette terre, c'est-à-dire avec les règles de vie prônées par les grandes religions ( et non pas celles prônées par certains religieux ).


La tradition et son corollaire la conviction, éteignent ainsi le fonctionnement de la réflexion, annihilent la conscience et amènent insensiblement à la suffisance, la prétention, la fatuité.


La barbarie devient donc un sujet de peu d'importance, tout cela en croyant bien faire, pire, en croyant faire le bien.

C'est ainsi que naissent l'intégrisme, le fanatisme ou alors l'imbécillité.


**********************************


Ne nous méprenons pas : mon but n'est pas de vous juger mais simplement de vous aider.

Considérez moi plutôt comme quelqu'un se voulant un éveilleur de conscience, ne cherchant pas à convaincre mais seulement à faire réfléchir.

Une majorité d'individus évolue uniquement dans le monde des instincts ( monde matériel et cruel ) et ignore ou se désintéresse de la morale ( monde spirituel ), c'est-à-dire du but réel de la vie sur cette terre, du genre de mission que leur âme personnelle doit accomplir sur cette terre à travers les tribulations de la vie, et de la manière dont celle-ci doit résoudre les épreuves qu'elle doit affronter.

Ce sont des âmes mortes.

Ces personnes, par manque de conscience, ne comprennent pas qu'à chaque instant de leur vie, leurs décisions et actes conditionnent leur avenir, en bon ou en mauvais.

Les scientifiques appellent cette réaction " la loi de cause à effet ".

L'unique objectif de cette lettre est de vous aider à accomplir votre deuxième naissance : celle de l'âme s'ouvrant à la morale, celle-ci amenant la connaissance du bien et du mal.

Cette nouvelle étape, la spiritualité, suit logiquement celle de la matérialité instinctive.



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Permettez-moi maintenant de vous suggérer d'étudier les causes et les conséquences de la cruauté ( corrida et autres,) inédites pour votre intellect, telles qu'exprimées dans le site Internet "de-la-vie.com" .

Ne prendre en compte que les chapitres suivants :

03-L'être humain

http://www.de-la-vie.com/5-textes-barbarie-spiritualite/texte-03-etrehumain.htm

04-Mission de l'âme

http://www.de-la-vie.com/5-textes-barbarie-spiritualite/texte-04-missioname.htm

05-La barbarie

http://www.de-la-vie.com/5-textes-barbarie-spiritualite/texte-05-barbarie.htm

06-L'éducation

http://www.de-la-vie.com/5-textes-barbarie-spiritualite/texte-06-education.htm

10-Pouvoir et violence

http://www.de-la-vie.com/5-textes-barbarie-spiritualite/texte-10-pouvoirviolence.htm

11-La tradition

http://www.de-la-vie.com/5-textes-barbarie-spiritualite/texte-11-tradition.htm

12-La corrida

http://www.de-la-vie.com/5-textes-barbarie-spiritualite/texte-12-corrida.htm



En complément, vous pouvez également étudier le site :

http://www.protection-animale-catholique.org




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C'est avec l'espoir que vous saurez vaincre vos convictions, et que vous serez en mesure de vous inspirer de la citation suivante, que je vous souhaite une sereine étude :

Francis Bacon :

« Lis, non pour contredire ou réfuter, ni pour croire ou admettre, mais pour peser le pour et le contre et réfléchir.»

Sincères salutations


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PS :

Mais qu'est-ce que la corrida espagnole ?


La corrida n'est que l'exploitation commerciale du sadisme humain, à des fins d'argent facile, en vendant de la violence, de la souffrance et de la mort.

C'est tout simplement l'apologie de la barbarie.


Sadisme : « C'est une perversion consistant à faire souffrir un être vivant, qui peut aller jusqu'à sa mort, en éprouvant de la volupté et de la jouissance à cette souffrance et à cette mort. »


Barbarie : « Manque de civilisation. Cruauté, férocité, inhumanité.»


Alain Finkielkraut : « La barbarie n`est pas la préhistoire de l`humanité mais l`ombre fidèle qui accompagne chacun de ses pas.»


La barbarie sadique est le fait d'individus intelligents mais sans aucune conscience de la conséquence désastreuse de leurs actes.


Le philosophe Confucius a très bien expliqué ce qu'est la Conscience en nous transmettant ceci :


« La Conscience est la lumière qui permet à l'Intelligence de distinguer le bien du mal .»


Afin d'éviter une incompréhension, due à une interprétation différente des mots employés, voici deux définitions provenant d'un dictionnaire :


Intelligence : « Faculté de connaître, de comprendre. Faculté de synthèse et d'ordre, qui ramène à l'unité et à l'identité du moi les états psychologiques diffus et éphémères.»

« Elle connaît le monde et elle-même, localise dans le temps les états passés, s'élève du particulier au général, compare les idées par le jugement, enchaîne les idées par le raisonnement, conçoit des rapports constants et nécessaires qu'on appelle lois, et constitue la science. »

Conscience : « La Conscience telle qu'on l'entend en psychologie présente trois caractères principaux :

« - elle est le type de la connaissance immédiate ou intuitive, dans laquelle le sujet pensant et l'objet pensé ne font qu'un.

« - elle est la forme commune de tous les phénomènes psychologiques.

« - elle est essentiellement impénétrable et personnelle.

« La Conscience morale est la faculté d'appréciation, départie à tout être humain, du bien et du mal.

« Certains philosophes y voient le résultat de l'expérience, individuelle ou accumulée.

« Elle est, dans tous les cas, le fondement de la morale pratique et le guide immédiat de la vie journalière. »


Qu'est-ce que le Bien et le Mal :

Le Bien : « Avoir conscience et connaissance des lois divines régissant l'Univers et oeuvrer pour leur respect et mise en pratique dans la vie de tous les jours. Le respect et la protection de toute vie quelle qu'elle soit ainsi que le respect de l'environnement, de la Nature.»


Le Mal : « Ce qui cause à des êtres vivants, volontairement ou non, de la peine, des dommages, de la souffrance ou la mort. Ce qui est néfaste à l'environnement, à la Nature.»


K Lorenz : « En dépit des atrocités qu`ils commettent, des hommes peuvent alors éprouver le sentiment d`être absolument dans leur droit. La pensée conceptuelle et la responsabilité morale atteignent leur niveau le plus bas.»

************


Le premier novembre 1567, le Pape Saint Pie V publia la Bulle "DE SALUTE GREGIS DOMINICI" interdisant formellement et pour toujours les corridas de toros, et décrétant la peine d'excommunication immédiate contre tout catholique qui les autorise et y participe.

Ordonnant également le refus d'une sépulture religieuse aux catholiques qui pourraient mourir des suites d'une participation à quelque spectacle ta
Commentaire n°2 posté par Benefactor le 10/09/2010 à 16h09
Bonjour.
Je souhaite commenter les commentaires à cet article, en commençant par le premier qui disait :

« Ouaahh!! Quelle argumentation où l'on mélange les pommes et les carottes. Défendre ces fiestas en arguant du bien-être de l'animal, que le toro serait dans une pire condition s'il ne participait pas à ces spectacles,il y a longtemps que je n'avais rien lu d'aussi malhonnête intellectuellement.
Que diriez-vous, mr Wollff que je vous coupe le bras en échange de la vie sauve? L'argument majeur de ce Mr a autant de sens que la crétinerie que je viens de sortir. Bien sûr, je ne vous parlerai pas du fait que le respect que j'aurais pu avoir pour vous m'amène à vous laisser décider de votre vie, tout simplement. Comptez-moi donc parmi les animalistes sensibles et nian nian qui ne comprennent tout simplement pas que l'on puisse tuer un animal pour une fiesta ou par respect des traditions. Il me semble que la vie d'un animal ne vaut pas moins que la nôtre et vice versa et, dans ces conditions, celui qui a le moins de dignité et plus souvent le chasseur que l'animal à qui l'on refuse la dignité et la vie. »

Nous avons là un cas typique de manque de réflexion approfondie, un modèle de subjectivité facilement discutable à la lumière des faits.
Car c’est un fait que
- Le toro de lidia mène une vie royale en comparaison avec n’importe laquelle des espèces de mammifères vivant en Europe (exception faite de certains chats et chiens qui partagent notre existence).
Il combine les avantages de la vie sauvage sans le stress qu’implique la recherche de la nourriture.
- Sa mort au combat est en conformité avec ses instincts de bravura, contrairement à ses collègues bovins qui finissent dans nos abattoirs industriels
- Sans la corrida le taureau sauvage européen qui n’existe plus qu’en Espagne et en Camargue aurait complètement disparu, et il convient de saluer ces passionnés qui immobilisent un patrimoine foncier pour perpétuer un mode d’élevage souvent bien peu rentable à part quelques noms de prestige.
- En protégeant cette espèce on préserve aussi les derniers espaces du territoire espagnols qui échappent encore à l’agriculture ou à la pression immobilière, on préserve ce plus un refuge pour d’autres variétés de faune sauvage dont les territoires sont toujours plus réduits.

>> Le simple bon sens écologique oblige donc à défendre l’élevage des taureaux de combat !


Quant à notre prêcheur du second commentaire, lorsqu’il déclare : « Une majorité d'individus évolue uniquement dans le monde des instincts ( monde matériel et cruel ) et ignore ou se désintéresse de la morale ( monde spirituel ), c'est-à-dire du but réel de la vie sur cette terre, du genre de mission que leur âme personnelle doit accomplir sur cette terre à travers les tribulations de la vie, et de la manière dont celle-ci doit résoudre les épreuves qu'elle doit affronter.
Ce sont des âmes mortes. »,
je pense qu’il se contredit lui-même, visiblement par manque de connaissances sur la corrida : La corrida EST précisément cette représentation symbolique du triomphe de la spiritualité sur la force des instincts ! L’art du torero est de transformer, en un temps et un « langage » codifiés, la force brute de la charge du taureau en une œuvre d’art à la célébration de laquelle participent les spectateurs.
Et à ce titre la cérémonie de la corrida qui met en scène le combat du jour contre la nuit, de l’esprit contre la matière, a autant de légitimité qu’un ballet classique ou que la liturgie de nos cultes variés .

« Lis, non pour contredire ou réfuter, ni pour croire ou admettre, mais pour peser le pour et le contre et réfléchir.»
C’est ce que vous devriez faire vous-même car voilà un excellent conseil !

Personnellement la corrida ne fait pas partie de ma culture, mais je la défends, car j’aime le théatre, le cirque, les spectacles vivants ; je la défends car ma tradition celte m’enseigne que l’on ne peut aimer la vie sans respecter la mort ; je la défends car je sais ce qu’est la misère animale (allez donc visiter un élevage de poulets vous en aurez une idée et trouverez peut être une cause juste à défendre !!) (j’ai travaillé dans un refuge pour la faune sauvage en Amazonie, j’ai bien conscience de ce que signifie la disparition d’un habitat et ses conséquences désastreuses pour la planète) ; je la défends car je ne veux pas vivre dans un monde hypocrite qui proteste contre la mort (digne) du taureau et se tait sur le scandale de l’élevage industriel des animaux que nous mangeons, sur le crime de la destruction des derniers habitats naturels de notre vieille terre.

Merci à ceux qui auront pris la peine de lire ma « réponse aux réponses ».
Commentaire n°3 posté par Docline le 04/12/2010 à 21h29

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