Jeudi 28 avril 2011 4 28 /04 /Avr /2011 11:18

 

Amie lectrice et ami lecteur, fidèle et attentif, tu trouveras ci-dessous, une chronique de Grégory BOYER, passionné parmi les passionnés et de surcroît fort sympathique et agréable à cotoyer.

Grégory je le connais depuis quelques années maintenant et du temps où il toréait lui aussi en apprenant le métier au sein de l'Ecole Taurine d'Arles avant de prendre du recul et de se consacrer à ses études sans pour autant s'éloigner du milieu taurin et de ses copains. Mais je ne suis pas là pour faire sa biographie ...

Je le connaissais, mais jamais, comme au cours de cette Féria de Pâques arlésienne, je n'avais discuté et échangé autant et je ne le regrette pas sauf de ne pas l'avoir fait plus tôt .. le moment n'était pas venu, sans doute ...

Le résultat de ces échanges, c'est cette chronique.

Je savais que Greg écrivait quelquefois et je l'ai invité à m'envoyer "quelque chose" ... en lui proposant de publier sur mon blog.
Il l'a fait .. je publie ...  le laissant s'exprimer librement et à sa façon ...

J'espère que ça vous plaira, amis lectrices et lecteurs et que vous me le ferez savoir, tout comme vos critiques, s'il y en a.

En tout cas, il me paraît intéressant et salutaire pour l'avenir de la tauromachie, que des jeunes passionnés sachent et puissent s'expimer ainsi ... comme quoi ... !

Merci Greg, un peu de jeunesse et de fraîcheur ne peut faire de mal, au contraire.

Ji-s-logjaunebleu.jpg

 

 

Ce qui m’a marqué au cours de la Féria Pascale 2011

par Gregory BOYER

110420JS-Greg.jpgLa prestation plus qu’honorable de Tomasito.

Thomas, qui prenait l’alternative pour la première corrida de la féria, avait une pression énorme sur les épaules. Prendre l’alternative, dans ses arènes, en ouverture de l’une des plus grandes férias françaises, avec deux monstres sacrés de la tauromachie, relève de la folie. Et pourtant Thomas a été à la hauteur. Thomas a cette façon de toréer mélancolique, fragile mais à la fois autoritaire et poderosa. La faena à son toro d’alternative, numéro 32, « Deslenguado » aurait même pu lui permettre de couper une oreille, si seulement les aciers ne lui avaient pas fait défaut.

L’indulto du Juli.

Ce qui est bien avec le système d’un blog comme celui de « Jiès », c’est que tout le monde peut laisser son avis en commentaire. Puisque l’indulto fait parler, j’aimerai que ceux qui ne seront pas d’accord avec moi laissent un commentaire en expliquant leur opinion. Pour moi, le toro n’a eu aucun défaut, mais surtout il ne lui manquait rien. Le toro a poussé au cheval, a été brave, a transmis au troisième tiers. Le pupille de Garcigrande a embesti pendant une longue faena, et il faut savoir que le Juli demande énormément aux toros ce qui donne encore plus d’importance à la bonne tenu du cornu.

Le triomphe de Juan Bautista.

Tout le monde le sait, nul n’est prophète en son pays, et cette expression se vérifie chaque année lorsque Jean-Baptiste foule les arènes de sa ville. Le public arlésien lui a toujours demandé plus d’efforts qu’aux autres et ses triomphes passés ont constamment été discutés. Samedi dernier, Jean-Baptiste a coupé deux grosses oreilles à son premier toro de Nunez del Cuvillo. Et pour la première fois, le public présent s’est complètement rendu à un Juan Bautista au sommet de sa carrière. Sa temporada 2011 s’annonce palpitante. A suivre !

La détermination de Marco Leal.

Un an que Marco n’avait pas fait le paseo en costume de lumières. Après son alternative un peu passée dans l’ombre, les empresas n’ont pas souhaités lui donner d’autre opportunité. Pour 2011, un contrat de signé, corrida de Scamandre à Arles. Pas d’autre solution que de triompher. Et Marco aura tout tenté à son second, où il s’est vraiment joué la vie en allant tirer son épingle du jeu dans le berceau des cornes. L’oreille, demandée par le public, ne sera pas accordée par Mr Garcin, président du jour. « Nous ne pouvons pas accepter de bajonazo dans une arène de première catégorie » Alors, Mr Garcin, beaucoup de toréros n’auraient pas du sortir à hombros des arènes d’Arles depuis le temps… En outre, un coup de corne pour Marco, et ses yeux pour pleurer. En espérant que les empresas, cette temporada-ci lui laissent la chance de pouvoir s’exprimer.

Le beau triomphe de Miguel Abellan.

 Quel torero raffiné ! Miguel Abellan devant la très bonne corrida de Fuente Ymbro m’a vraiment fait forte impression. Toreo relâché, profond, il n’a pas laissé passer un bot lot et profita d’un triomphe qui aurait pu être encore plus important. De plus, le trophée du meilleur toréro de l’après-midi lui a été remis à la suite de la corrida. Un torero qu’on espère sera répété pour les férias à venir.

Le retour du Fundi à Arles.

Cela faisait deux ans que le plus artiste des guerriers n’était plus annoncé aux cartels de notre ville. Et lui-même le disait, c’était une déception chaque année. Pour notre plus grand bonheur, les aficionados ont pu le revoir dans l’amphithéâtre cette année devant une corrida de Miura. El le Fundi a plus que respecté son arène fétiche. C’est avec un grand plaisir qu’on l’a revu et j’espère que l’empresa renouvèlera sa présence, parce que sans lui, la féria a un goût d’inachevé.

Gregory BOYER

 

 

 

Par Jiès Arles - Publié dans : CHRONIQUES
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