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Ce qui m’a marqué au cours de la Féria Pascale 2011
par Gregory BOYER
La
prestation plus qu’honorable de Tomasito.
Thomas, qui prenait l’alternative pour la première corrida de la féria, avait une
pression énorme sur les épaules. Prendre l’alternative, dans ses arènes, en ouverture de l’une des plus grandes férias françaises, avec deux monstres sacrés de la tauromachie, relève de
la folie. Et pourtant Thomas a été à la hauteur. Thomas a cette façon de toréer mélancolique, fragile mais à la fois autoritaire et poderosa. La faena à son toro d’alternative, numéro 32,
« Deslenguado » aurait même pu lui permettre de couper une oreille, si seulement les aciers ne lui avaient pas fait défaut.
L’indulto du Juli.
Ce qui est bien avec le système d’un blog comme celui de « Jiès », c’est
que tout le monde peut laisser son avis en commentaire. Puisque l’indulto fait parler, j’aimerai que ceux qui ne seront pas d’accord avec moi laissent un commentaire en expliquant leur
opinion. Pour moi, le toro n’a eu aucun défaut, mais surtout il ne lui manquait rien. Le toro a poussé au cheval, a été brave, a transmis au troisième tiers. Le pupille de Garcigrande a
embesti pendant une longue faena, et il faut savoir que le Juli demande énormément aux toros ce qui donne encore plus d’importance à la bonne tenu du cornu.
Le triomphe de Juan Bautista.
Tout le monde le sait, nul n’est prophète en son pays, et cette expression se
vérifie chaque année lorsque Jean-Baptiste foule les arènes de sa ville. Le public arlésien lui a toujours demandé plus d’efforts qu’aux autres et ses triomphes passés ont constamment été
discutés. Samedi dernier, Jean-Baptiste a coupé deux grosses oreilles à son premier toro de Nunez del Cuvillo. Et pour la première fois, le public présent s’est complètement rendu à un
Juan Bautista au sommet de sa carrière. Sa temporada 2011 s’annonce palpitante. A suivre !
La détermination de Marco Leal.
Un an que Marco n’avait pas fait le paseo en costume de lumières. Après son
alternative un peu passée dans l’ombre, les empresas n’ont pas souhaités lui donner d’autre opportunité. Pour 2011, un contrat de signé, corrida de Scamandre à Arles. Pas d’autre solution
que de triompher. Et Marco aura tout tenté à son second, où il s’est vraiment joué la vie en allant tirer son épingle du jeu dans le berceau des cornes. L’oreille, demandée par le public,
ne sera pas accordée par Mr Garcin, président du jour. « Nous ne pouvons pas accepter de bajonazo dans une arène de première catégorie » Alors, Mr Garcin, beaucoup de toréros
n’auraient pas du sortir à hombros des arènes d’Arles depuis le temps… En outre, un coup de corne pour Marco, et ses yeux pour pleurer. En espérant que les empresas, cette temporada-ci
lui laissent la chance de pouvoir s’exprimer.
Le beau triomphe de Miguel Abellan.
Quel torero raffiné ! Miguel Abellan devant la très
bonne corrida de Fuente Ymbro m’a vraiment fait forte impression. Toreo relâché, profond, il n’a pas laissé passer un bot lot et profita d’un triomphe qui aurait pu être encore plus
important. De plus, le trophée du meilleur toréro de l’après-midi lui a été remis à la suite de la corrida. Un torero qu’on espère sera répété pour les férias à venir.
Le retour du Fundi à Arles.
Cela faisait deux ans que le plus artiste des guerriers n’était plus annoncé aux
cartels de notre ville. Et lui-même le disait, c’était une déception chaque année. Pour notre plus grand bonheur, les aficionados ont pu le revoir dans l’amphithéâtre cette année devant
une corrida de Miura. El le Fundi a plus que respecté son arène fétiche. C’est avec un grand plaisir qu’on l’a revu et j’espère que l’empresa renouvèlera sa présence, parce que sans lui,
la féria a un goût d’inachevé.
Gregory BOYER
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