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LA TRAGÉDIE DE NIMEÑO II
Un des meilleurs toreros français
Facile banderillero, capeador efficace, bon muletero et magnifique estoqueador, Nimeño II fut un torero qui avait du pouvoir sur les
toros.
Christian Montcouquiol « Nimeño II » - frère d’un novillero du même pseudonyme – était jusqu’à sa disparition le meilleur torero
français de tous les temps. Il a pris l’alternative à Nîmes le 28 mai 1977 des mains d’Ángel Teruel, en présence du témoin José Mari Manzanares. Il confirme son alternative à Madrid le 21
mai 1979, avec comme parrain Rafael de Paula, comme témoin Ángel Teruel. Dix années plus tard le 10 septembre 1989 un toro de Miura du nom de Pañolero dans les arènes d’Arles lui
occasionne des lésions très graves qui le rendent inapte à la tauromachie.
Sa carrière
Ce fut un novillero prometteur qui remporte de nombreux succès dans des arènes importantes comme dans celles de Vista Alegre à Bilbao. Il confirme lors de
la feria de Sevilla au cours d’une novillada matinale et lors de sa présentation à Madrid le 8 mai, il sort en triomphe après avoir combattus deux novillos de Torrestrella, il
accompagnait au paseo Pedro Somolinos et Antonio Lozano. Administré par la Casa Chopera, il participe à 40 corridas l’année de son alternative, 38 en 1978, et 27 en 1979, temporada où il
confirme son alternative à Madrid. Il participe à 16 corridas en 1980, 29 en 1981, 9 en 1982, 15 en 1983, 16 en 1984, 16 en 1985, 14 en 1986, 20 en 1987, 22 en 1988 et 33 en 1989.
Très apprécié au Mexique, Nimeño II en Europe faisait parti d’un cartel de toreros-banderilleros, complété par Luis Francisco Esplá et Morenito de Maracay
avant que Victor Mendes et El Soro supplantent le nîmois et le vénézuélien.
Il relance la tauromachie française
Nimeño II a le grand mérite d’augmenter l’essor de la corrida dans notre pays. Les aficionados français trouveront en lui un excellent torero qui les
représente dans les grandes Ferias. Les uniques toreros français réputés jusqu’à son arrivée sont : le moustachu Félix Robert – au XIX ième siècle-, Pierre Pouly – dans les années
1920 – et Pierre Schull- qui prend l’alternative à Arles le 12 octobre 1958 des mains de Luis Miguel Dominguin-. Lors de la décade des années 70, on comptabilise Robert Pilès, Frédéric
Pascal, Jaquito…. Dans les années 80 d’autres viendront s’ajouter : Richard Milian, Patrick Varin, Denis Loré, Stephan Fernandez Meca… La liste s’allonge de nos jours avec notamment
Sébastien Castella et Juan Bautista…
Triste fin
Quand Nimeño II participe à sa dernière corrida, il est en progression constante, reconnu enfin par l’aficion, il est au sommet de son art. Passant de très
peu à côté de grands succès comme lors de la Feria d’automne de Madrid en 1988 face à un toro difficile de Victorino Martin. Inaugurant enfin en 1989 une temporada importante qu’il
réalise avec brio. Si l’on suit de près sa carrière, la malchance ne l’a pas épargné, pour devenir insupportable le 10 septembre 1989. Ne pouvant vivre sans sa passion taurine, un peu
plus de dix ans après son doctorat, Nimeño II quitte la planète des toros en mettant fin à ses jours le 25 novembre 1991.
Christian Cartoux
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