Non, n'en déplaise à certains, il n'est pas interdit ... d'interdire !
Sauf que ça commence à bien faire ...
Déjà qu'on ne peut plus picoler, baiser, fumer, bouffer ce qu'on veut et comme on veut, conduire sa voiture sans le limiteur de vitesse et le pied sur le frein,
appeler un chat ... un chat (remplacez le mot "chat" par plein d'autres mots ...ça marche aussi !), vivre sa vieillesse et mourir dignement etc ... etc ... voilà qu'on veut nous sucrer les
corridas !
Halte au feu, ça commence à faire beaucoup ... pour des pays et des peuples qui sont encore, à moins que je me trompe, en DEMOCRATIE.
A mon sens, ce terme de Démocratie, signifie quelque chose comme Liberté, Tolérance, Droits et Devoirs, entre autres ... car il a perdu depuis longtemps le sens de
ses origines de la Grèce antique.
Démocratie, c'est aussi le droit de s'exprimer, de débattre, de choisir, de voter et de respecter le résultat des scrutins exprimés par la majorité. Or, ce sont le
plus souvent les minorités agissantes, certes respectables, qui contestent les scrutins et veulent imposer leur propre Loi à une majorité qui se repose sur son concept de majorité.
Quand on parle d'une manifestation, quelle qu'elle soit, on cite le nombre de participants / 1.000, 10.000, 100.000, 1.000.000 ... voire beaucoup plus mais on ne
cite jamais les 65.000.000 qui sont resté à la maison ! "Comparaison n'est pas raison" je vous l'accorde, mais quand même !
Et puis, il y a toutes les dérives liées au système politico-spéculatif-financier (minorité agissante aussi) qui en rajoute pas mal aussi.
En Mai 68, que j'ai traversé sans trop me rendre compte sur le moment de ce que c'était, les principaux slogans dont le plus célèbre était ... "Il est
interdit ... d'interdire" ... prônaient la défense des Libertés, des Droits et des Cultures.
Beau résultat 40 ans après !
Alors qu'on nous lâche un peu ...
Tout ça pour dire que l'interdiction de la corrida à Barcelone (qui n'est pas toute la Catalogne, d'ailleurs) est un simple prétexte et le fruit d'une récupération
de gens, organismes et autres intervenants politico-financiers, extrémistes de tous bords aux intérêts totalement opposés ou divergents.
Si la corrida n'était pas en passe d'être "officiellement" interdire à Barcelone, il est probable sinon certain, qu'elle aurait disparu "naturellement" à plus
ou moins long terme comme elle à disparu chez nous à Paris, Marseille ou Toulouse, et depuis longtemps.
Et alors ? la belle affaire !
Une petite anecdote concernant la Catalogne ...
C'était dans les années '80, lorsque j'étais en activité, l'un de mes collègues (français évidemment) de la Banque dans laquelle je sévissais alors
s'est trouvé muté à Barcelone. La question a été posée, le jour où il a rencontré son premier interlocuteur "hispano-catalan", dirigeant d'une grande entreprise barcelonaise, de savoir en quelle
langue allait se dérouler l'entretien.
Que croyez-vous que l'espagnol-catalan ait répondu à mon collègue ? Et bien la réponse a été rapide et claire ... "Monsieur (ou Senor !) ... tant qu'à parler une
langue "étrangère" autant que ce soit le français" .... Edifiant ? non ... C'était il y a plus de 30 ans ...
Dernier pojnt, pour en finir temporairement avec le sujet "tauromachique" ...
J'ai beaucoup entendu et lu, ces derniers jours, des déclarations, des communiqués, des avis, des commentaires, des prises de position, tous plus argumentés
les uns que les autres et fort respectables pour la plupart.
D'autres, qui devraient être concernés au premier chef, sont restés étrangement silencieux ! Pourquoi pas, après tout. C'est aussi une façon de s'exprimer.
Des initiatives pour contrer les "zantis" sont prises ou en passe d'être prises avec des déclarations, des manifestations, des actions diverses et variées.
L'une d'entre-elles consisterait à un vaste regroupement des aficonados de tous poils devant les arènes d'Arles lors de la prochaine Feria du Riz en septembre, pour
une photo géante montrant "notre" puissance face aux quelques dizaines d'antis qui pourraient manifester alentour (mais à plus de 500 mètres des arènes ... c'est la Loi !).
Pourquoi pas ? il y a déjà eu des précédents ... et c'est une bonne idée.
Mais, ne serait-il pas mieux et plus efficace de faire cette photo (et même "ces" photos, puique la Feria dure plusieurs jours) pendant la ou les corridas lorsque
les Arènes sont PLEINES ?... à condition, évidemment, qu'elles soient pleines et là c'est pas forcément gagné même si on le souhaite très fort.
Photos aériennes de préférence, pour ne louper personne et montrer l'attachement du public aficionado à sa culture et ses traditions. Le financement pourrait
être apporté par les professionnels (et pas seulement les empresas) et tous ceux qui ont des intérêts économiques dans le milieu taurin.
Et pourquoi pas commencer tout de suite avec Béziers, Dax, Bayonne avant de poursuivre par Nîmes après Arles sans oublier de passer aussi par les arènes de seconde
et de troisième catégorie qui vont organiser des spectacles d'ici la fin de la Temporada !
Idée farfelue ? Utopique ? à la con ? ... sûrement, mais idée quand même sauf que, remplir toutes ces arènes relève bien du rêve ... Et comme notre époque
actuelle vise aussi à interdire les rêves ... on n'est pas au bout de nos peines !
Voilà, j'ai rajouté mon "grain de sel" (de Camargue, bien sûr) au flux médiatico-taurin agitant le mundillo actuellement.
Mais pour combien de temps, encore ?
Non, il n'est pas interdit ... d'interdire mais il n'est pas interdit, non plus, de vivre ... tout simplement.
On peut toujours rêver un peu ...
Viva los toros !
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